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Κυριακή, 16 Σεπτεμβρίου 2012

La Grèce pourrait obtenir deux ans de plus pour conduire ses réformes

Les dirigeants européens, en accord avec la BCE et le FMI, pourraient accorder un peu de temps à la Grèce pour mener à bien ses réformes. Rien n’est encore officiel, mais c’est le sentiment qui prévalait, ce week-end, après la réunion des ministres des finances de la zone euro à Nicosie.
« Il y a plusieurs voies pour procéder à des ajustements, le temps peut être considéré comme une option envisageable », a ainsi expliqué la directrice générale du FMI, Christine Lagarde. « La Grèce a présenté un budget ambitieux. Nous allons lui donner le temps dont elle a besoin, mais probablement pas plus d’argent », a affirmé de son côté la ministre autrichienne Maria Fekter.
Un délai de deux ans pourrait ainsi être donné, soit jusqu’en 2016, comme le réclame le premier ministre grec, Antonis Samaras. La décision serait prise lors du sommet européen des 18 et 19 octobre, a laissé entendre le chef de file de l’Eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

Les fonctionnaires dans la rue

Ce répit envisagé pour la Grèce intervient alors que l’agitation se répand de nouveau dans le pays et que les négociations sont difficiles avec les représentants de la troïka (UE, BCE et FMI), présents à Athènes, pour mettre en œuvre de nouvelles économies. Deux centrales syndicales ont d’ailleurs appelé à une grève générale le 26 septembre. Ce serait la quatrième depuis le début de l’année.
La semaine dernière, des enseignants, des médecins, des pompiers, des militaires en tenue ou encore des employés communaux sont descendus dans la rue. Parmi eux, Irini Kondaridou, professeur de lettres et syndicaliste. Elle a vu sa rémunération se réduire comme une peau de chagrin. Il y a deux ans, elle percevait 1 460 € par mois, à peine 800 € aujourd’hui. Avec les nouvelles mesures, elle craint de passer sous la barre des 700 €.
Mais elle reconnaît aussi qu’il est de plus en plus difficile de mobiliser les collègues. Des juges et des magistrats ont également défilé la semaine dernière dans les rues d’Athènes. Cette catégorie de fonctionnaires, qui avait échappé aux grandes coupes salariales des années précédentes, est maintenant dans la ligne de mire de la Troïka.

Un trou de 6 milliards d’euros

Tous les manifestants rejettent en masse le nouveau tour de vis exigé par les créanciers du pays, qui prévoit 150 000 licenciements dans la fonction publique, une nouvelle baisse des salaires et des retraites des fonctionnaires allant de 8 à 30 % dans certains cas, qui toucherait même les retraites les plus basses, de 600 ou 700 €. Le tout sur fond de chute libre du pouvoir d’achat qui a régressé au niveau de 2008 et d’une augmentation de la fiscalité directe ou indirecte de plus de 20 %.
Les créanciers publics de la Grèce exigent 11,7 milliards d’économies pour débloquer la prochaine tranche du prêt de 31,5 milliards d’euros vital pour le pays. Mais les mesures envisagées par le gouvernement semblent encore insuffisantes. Selon la presse grecque, il y aurait un trou de 6 milliards d’euros et aucun accord n’a pour l’heure été trouvé au sein de la coalition gouvernementale sur de nouvelles propositions.
Les socialistes et la gauche démocratique qui soutiennent le gouvernement ne veulent pas entendre parler de licenciements dans la fonction publique. « Il n’en est pas question », a même souligné avec force Evangelos Venizélos, le chef de file des socialistes.

La troïka pour plus de flexibilité

La troïka souhaite également une refonte complète du droit du travail qui faciliterait les licenciements et réduirait les indemnités. Actuellement, il faut un préavis de trois à six mois avant de licencier un salarié. La troïka veut réduire ce délai de moitié au moins, au nom de la flexibilité du travail. Pour accroître la productivité et baisser le coût du travail, elle propose de relever à six jours le seuil maximal de jours ouvrés dans la semaine, de façon à réduire le recours aux heures supplémentaires.
Les syndicats parlent d’« esclavage », alors qu’Evangelos Venizélos souligne « qu’en termes de droit du travail, ce qui est valable dans le reste de l’Europe doit aussi l’être en Grèce » .
Photis Kouvelis, le président de la Gauche démocratique, a déjà prévenu qu’il ne signerait jamais de telles mesures. « Aucune mesure ne peut être appliquée dans une société qui est en train de se dissoudre », a-t-il indiqué la semaine dernière, à l’issue des discussions avec les représentants de l’UE, de la BCE et du FMI. Autre piste également sur la table : le recul de l’âge de la retraite de 65 ans à 67 ans, dans le privé et dans le public.

Privatisations

Pour Savas Romboliis, de l’Institut du monde du travail, ces mesures ne vont rien faire d’autre qu’aggraver la situation. « Le PIB a chuté ces dernières années en cumul de 22 %, souligne-t-il. Si l’on continue avec cette recette, le pays va connaître huit années de récession ; cela ne s’est jamais vu en Europe depuis la fin de la guerre. »
Pour lui, la reprise ne viendrait au plus tôt que vers la fin 2016. La troïka tout comme le gouvernement tablent sur une amorce de reprise en 2013, grâce aux réformes structurelles qui ont commencé à être mises en œuvre.
En attendant, pour réduire sa dette, le gouvernement a décidé de relancer son programme de privatisations. Cette semaine, l’État devrait mettre en vente 29 % des 35 % du capital qu’il détient dans la très rentable société de paris sportifs, Opap.
Thomas Jacobi, à Athènes

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