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Κυριακή, 16 Σεπτεμβρίου 2012

En Grèce, « la société a dépassé son seuil de tolérance »

Les néonazis grecs d’Aube dorée passent à l’acte. À la mi-août, un jeune Irakien a été poignardé à mort dans la nuit par une horde de motards. Peu de temps avant, trois Indiens ont échappé de justesse à une agression similaire en Crète. Des attaques de plus en plus fréquentes et toujours impunies.
Selon Nikita Kanakis, président de Médecin du monde à Athènes, « des gens défigurés par les coups arrivent dans nos dispensaires et dans les services d’urgences » . Pour Nikos Dendias, ministre de l’ordre public, ces violences racistes sont un « phénomène nouveau ». Elles étaient, selon lui, « terra incognita pour la police ».

Une menace sur le marché du travail

Avec un tiers de la population sous le seuil de la pauvreté, 23 % de chômage, dont 45 % chez les jeunes, le migrant est d’abord perçu comme une menace sur le marché du travail, deux ans après l’explosion de la crise sociale. Pour le sociologue Thanos Dokos, « la société grecque a dépassé son seuil de tolérance. Le déséquilibre des populations dans certains quartiers est trop visible pour ne pas créer de problèmes ».
De plus, souligne-t-il, « il s’agit d’une population majoritairement musulmane, qui rappelle les quelque quatre cents ans d’occupation ottomane ». Issue des Balkans et de l’ancienne URSS, la première vague de migration, dans les années 1990, était composée de chrétiens proches des Grecs et décidés à s’intégrer.
La seconde vague, depuis 2005, est composée essentiellement d’Asiatiques et de Subsahariens musulmans qui n’ont qu’une seule idée : quitter la Grèce inhospitalière pour l’Europe du Nord.

Rafles policières

« Le discours ambiant criminalise les immigrés et légitime les violences », souligne pour sa part Eva Cossé, de l’ONG Human Right Watch, pour qui « on ne peut pas dire que la Grèce est raciste. Il ne faut pas oublier que le pays reste la principale porte d’entrée des migrants » en Europe.
Pour le premier ministre conservateur Antonis Samaras, « les immigrés ont envahi les villes grecques », tandis que son ministre de l’ordre public, Nikos Dendias, assure que « le problème de l’immigration clandestine est une question de survie nationale ».
Le flot continu de 150 à 300 migrants passant quotidiennement la frontière gréco-turque a légitimé l’opération « Zeus Xenios » menée au mois d’août : des rafles policières qui ont permis d’interpeller plus de 17 000 migrants et d’en placer 2 000 dans des camps de rétention dans l’attente de leur expulsion. Dernièrement, ils ne sont plus qu’une poignée chaque jour à franchir la frontière.

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