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Δευτέρα, 30 Μαΐου 2011

La Grèce contrainte à privatiser en urgence

Face à la pression de la zone euro et du FMI, le premier ministre grec assure que le pays va enfin engager son programme de privatisations, représentant 50 milliards d'euros. Les syndicats sont vent debout.

Les ports, les aéroports, les chemins de fer, l'eau de Thessalonique et d'Athènes, les hippodromes, les télécoms et la Banque postale constituent la première vague d'entreprises grecques à vendre. Athènes compte récupérer ainsi 50 milliards d'actifs publics d'ici à 2015, au grand dam des Grecs.
Tous les partis politiques, autres que le parti au gouvernement, désapprouvent les initiatives du premier ministre socialiste Georges Papandréou qui est au pied du mur. Athènes négocie actuellement le déblocage crucial, prévu en juin, de la cinquième tranche de 12 milliards d'euros du prêt de 110 milliards consenti en mai 2010 par la zone euro et le Fonds monétaire international pour la sauver de la banqueroute. Or, le FMI et Bruxelles lui reprochent des retards dans les privatisations et des économies insuffisantes.
Le ton ne cesse de monter. Dimanche, le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn a laissé entendre au magazine allemand Spiegel que l'aide pourrait être bloquée. De son côté, le premier ministre grec n'a d'autre choix que de répéter qu'il tiendra cette fois ses engagements. La Grèce lancera dans les «toutes prochaines semaines» le vaste programme de privatisations, a encore déclaré samedi Georges Papandréou, après un entretien avec son homologue canadien, Stephen Harper.

Économie paralysée

Reste à savoir si le gouvernement réussira cette opération de désendettement dans un pays où l'économie est paralysée et la grogne sociale ne cesse de monter. Nombre d'experts parient sur l'échec de ce programme de privatisations, devenu de facto l'une des pierres d'achoppement entre le gouvernement et les syndicats. Ces derniers ont un statut à part en Grèce, comme l'explique Giorgos Delastik, analyste politique: «Jusqu'à présent, les syndicats étaient dirigés par des proches du Parti socialiste. Certains membres dirigeants se sont même lancés en politique dans ce parti. Mais, aujourd'hui, même les syndicats s'indignent de la politique de Georges Papandréou, qui vend des sociétés nationales, pourtant en bonne santé financière, à moitié prix. Même ses ministres ne veulent pas signer ces ventes par peur de passer pour des traîtres. Le climat est donc tendu», souligne-t-il.
Pour Ilias Iliopoulos, le secrétaire général du syndicat du public, il n'est pas question de laisser plus d'étrangers s'installer et diriger la Grèce. «Depuis un an, toute la politique gouvernementale est aux ordres d'instances étrangères. C'est donc une occupation, une dictature, une colonisation. Georges Papandréou n'a plus de crédit, ni de légitimité» affirme-t-il.
Depuis quelque temps, le gouvernement pointe du doigt dans certaines sociétés publiques des abus qui devraient disparaître en cas de privatisation. «Il y a trop d'employés, certains ne font rien de la journée, d'autres, qui ne sont même pas cadres, gagnent 4000 euros par mois avec les primes alors que d'au­tres peinent à obtenir 800 euros», confie un conseiller du gou­vernement sous couvert d'anonymat.
Il n'empêche, les syndicats sont prêts à tout pour mettre des obstacles à la réalisation de toute privatisation. «Les sociétés étrangères se leurrent , reprend Ilias Iliopoulos. Elles croient, à tort, que nous avons accepté de détruire nos acquis sociaux avec le plan de rigueur que nous subissons depuis un an. C'est rêver que de croire qu'ils vont pouvoir s'installer tranquillement et envoyer des milliers de Grecs au chômage dans des conditions sociales dégradantes» .

Le dos au mur

Cette méfiance est exacerbée par un climat social dégradé. La récession continue de sévir. Le chômage bat un nouveau record, à 16%, et plus d'un jeune Grec sur trois affirme vouloir quitter le pays pour trouver un avenir meilleur ailleurs. Des députés allemands, récemment de retour d'une visite en Grèce, ont reconnu que le pays était sinistré et que l'Union européenne ne pouvait plus imposer de nouvelles mesures aux Grecs. Pourtant le pays, dont la dette représente 150% du PIB n'a d'autre choix que d'assainir ses comptes face à la pression grandissante de la zone euro et du FMI.
Le gouvernement grec a longtemps joué la montre pour tenter d'endiguer la dégradation du climat social. Au­jourd'hui, il ne peut plus reculer alors même que les deux grandes centrales syndicales espèrent profiter du mouvement des indignés grecs pour mobiliser un maximum de personnes sur la place centrale d'Athènes le 4 juin et pour la grève générale du 21 juin. La tension est extrême.

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