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Πέμπτη, 7 Οκτωβρίου 2010

La Grèce devient-elle le «Cheval de Troie» de la Chine en Europe ?



La Grèce a reçu samedi 2 octobre un soutien financier d’importance de la Chine, qui en échange va étendre son emprise sur les infrastructures du pays dont elle compte faire sa porte d’entrée en Europe du Sud et dans les Balkans. La société chinoise Cosco a ainsi obtenu la concession sur trente-cinq ans du port du Pirée. Dans son avant-projet de budget présenté lundi, le gouvernement compte réduire le déficit budgétaire à 7% du PIB en 2011, au-delà de l’objectif d’une baisse à 7,6% fixée au pays par l’UE et le FMI en échange de son sauvetage financier

Bei Xu
Économiste chez Natixis, spécialiste de la Grande Chine (Continent, Taïwan, Hong Kong, Macao)

« Je ne vois pas en quoi les accords signés ce week-end entre Pékin et Athènes permettent de dire que la Chine veut faire de la Grèce sa porte d’entrée spécifique sur l’Europe. Elle finance une partie de la dette publique grecque, c’est vrai, mais ce n’est par le premier pays avec lequel elle le fait. La Chine a déjà acheté de la dette espagnole en Europe, sans parler de la dette américaine, japonaise ou même coréenne.

Ce n’est pas nouveau, mais cela montre que la Chine grandit dans la nature et la multiplication de ses investissements, qui n’ont d’ailleurs pas toujours été judicieux. La Chine est encore très jeune dans la prise de décision de ses investissements, elle est en train d’apprendre. Son dernier investissement sur le port du Pirée en Grèce est-il bien réfléchi ? Il faudra attendre pour le savoir. Et il n’y a pas seulement des intérêts purement économiques dans ces choix.

«L'investissement sur le port du Pirée en Grèce est-il bien réfléchi ?»

Je dirais que la Chine opère dans une stratégie globale visant à construire un réseau d’intérêts généraux. Dans ce contexte, l’Union européenne n’est pas une cible chinoise de premier choix. La Chine n’a pas les capacités de le faire. Elle a certes une très forte capacité de financement et les opportunités sont nombreuses mais l’approche « je te tends la main pour avoir le contrôle sur toi » ne marche pas en Europe. Même si la Grèce est un pays affaibli en Europe. D’ailleurs, c’est la Grèce elle-même, il y a un an, qui a demandé directement de l’aide à la Chine. Mais Pékin a pris le temps d’évaluer les risques.

Il faut regarder aussi le contexte international pour la Chine. Les relations avec les États-Unis ne sont pas paisibles, loin de là. Avec le voisin japonais, les tensions sont très fortes… En Afrique, contrairement à ce que beaucoup pensent, la Chine fait du business pur, sans arrière-pensée colonialiste, dans la droite ligne de l’histoire qui a vu l’Afrique être une alliée de la Chine pour qu’elle revienne aux Nations unies.

En fait, la Chine se cherche des amis à travers un réseau d’intérêts économiques et financiers, mais aussi politiques. »

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