ποιος ακούει ότι η μια μόνη καμπάνα δεν ακούει παρά έναν ήχο

Σάββατο, 28 Μαΐου 2011

La stratégie du choc

La BCE et le FMI menacent le gouvernement grec de le mettre en faillite s'il ne fait pas ce qu'ils exigent: une privatisation massive des principales entreprises du pays, ce que refuse la majorité socialiste. On évoque même d'établir une administration supranationale!


Pour le gouvernement socialiste grec, le choix de vient de plus en plus cornélien: faut-il qu'il trahisse ses idées, et l'intérêt national, ou qu'il envisage la mise en faillite de son pays par les créanciers.
La BCE et le FMI ont nettement mis le couteau sous la gorge du Premier ministre Georges Papandréou. La première a menacé de ne plus accepter les obligations d'Etat d'Athènes comme collatéral. Les banques grecques seraient d'un coup dans l'impossibilité de déposer ces obligations auprès de la BCE pour obtenir des euros. Elles seraient ruinées d'un coup.Le FMI, lui, a laissé entendre qu'il pourrait ne pas apporter les milliards d'euros nécessaire pour que l'Etat grec puisse rembourser les emprunts arrivants à échéance en juin prochain. Les deux institutions pose la même condition: privatiser massivement , pour 50 milliards d'euros: tout ce qui vaut de l'argent doit y passer: la poste, l'électricité, les télécoms, les ports, l'immobilier... Non seulement l'Etat grec serait déshabillé, mais il s'agit d'une vente à l'encan, puisque devant être réalisée dans un temps très bref. La  stratégie du gouvernement socialiste qui envisageait des privatisations à 50-50 serait balayée, au profit de la rapacité des marchés. Le Pasok, parti socialiste, est donc absolument divisé sur la question. Pour passer outre aux débats d'un gouvernement démocratique,  un projet circule: forcer Athènes à confier les privatisations à une agence indépendante où siègeraient des "experts" non grecs. On en revient aux solutions que les "puissances "au XIXè siècle, la France en tête, appliquaient aux pays sous protectorat , comme la Tunisie ou le Maroc. C'est la "stratégie du choc" qui,  comme l'expliquait l'essayiste Naomie Klein. consiste à profiter des crises pour imposer aux peuples les solutions ultra-libérales.
Pour le FMI et les institutions européennes, le masque tombe: il n'est plus question de permettre aux Grecs de passer la crise en évitant une trop grande purge sociale.
C'est aussi une impasse pour la France. Les autorités françaises avaient eu, au début de la crise grecque le bon réflexe: en proposant aux allemands de casser la spéculation. Il suffisait d'acheter un gros bloc d'emprunts grecs pour faire remonter les cours, prenant à revers les positions de spéculateurs qui pariaient sur la baisse.  Les Etats ayant montré leur puissance, les marchés seraient aller spéculer ailleurs. Mais les Allemands ont refusé net. Depuis lors, l'Elysée tente de durer sans beaucoup de perspectives, car, avec le temps, la crise devient toujours plus difficile à dénouer. Exemple: la restructuration de la dette. A partir du moment où les Etats, donc les contribuables, ont accepté de prêter aux  grecs, la question change de nature, puisqu'il ne s'agit plus seulement d'imposer des pertes aux seules banques, mais aussi aux citoyens européens. Cela risquerait de ruiner toute idée de solidarité entre les pays de la zone euro. Sortir la Grèce de la zone devient aussi chaque jour plus onéreux pour les Grecs (et moins pour les banques de la zone euro,  qui ont commencé à se défaire). Et tant que la crise de la dette n'est pas résolue,  le pays s'enfonce dans la récession. Un cercle absolument vicieux dont  la bonne porte de sortie devient chaque jour plus difficile à trouver.

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