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Τρίτη, 5 Οκτωβρίου 2010

La Grèce durcit son objectif de réduction du déficit pour 2011

Le gouvernement grec a adopté hier en Conseil des ministres un projet de budget 2011 qui va au-delà des exigences du plan d'ajustement budgétaire adopté en mai avec le FMI et les Européens. Le déficit public serait ramené à 7 % au lieu de 7,6 %.
Orgueil mal placé d'un pays en déroute ou signe d'une détermination intacte ? Le gouvernement grec a dévoilé hier à l'issue du Conseil des ministres un projet de budget 2011 plus ambitieux qu'exigé par le plan d'ajustement élaboré en mai dernier sous la houlette du Fonds monétaire international et de l'Union européenne en échange d'un prêt de 110 milliards d'euros. Le ministre délégué des Finances, Philippos Sachinidis, a annoncé que le déficit public serait ramené l'an prochain à 7 % du PIB au lieu des 7,6 % demandés par ses partenaires européens. Une performance qui s'explique, selon le ministre, par le résultat, meilleur que prévu - jusqu'ici du moins -du budget 2010 qui devrait afficher un déficit limité à 7,8 % du PIB au lieu des 8,1 % initialement annoncés.
Le gouvernement de Georges Papandréou compte par ailleurs sur une légère amélioration de l'activité économique : après un recul de 4 % cette année, le PIB afficherait - 2,6 % l'an prochain, maintenant cependant le pays dans la dépression pour la troisième année consécutive. Le gouvernement se montre prudent sur sa capacité à générer des recettes : les revenus du pays devraient progresser de 8,2 % en 2011 au lieu de 10 % cette année. « La crédibilité du programme repose essentiellement sur la réduction de la fraude fiscale et la collecte de l'impôt », faisait valoir le FMI dans un rapport du 14 septembre dernier. De fait, si le déficit s'est contracté de 32 % durant les huit premiers mois de 2010, c'est davantage grâce aux coupes claires dans les dépenses d'investissement, les retraites et les salaires des fonctionnaires que grâce aux recettes.  
La hausse de la TVA de 19 % à 23 % n'a généré que 3,4 % de recettes en plus entre janvier et août (13,7 % escomptés). Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a songé à relever encore les taxes indirectes en 2011, mais il reconsidérerait cette option qui risque d'enfoncer un peu plus le pays dans la dépression. Il compte, en revanche, sur la montée en puissance des impôts, de la chasse à la fraude fiscale - et de l'amnistie proposée la semaine dernière dont il attend 30 milliards d'euros -pour remplir les caisses d'un pays qui souffre traditionnellement d'une faible pression fiscale : les revenus des impôts ne représentent que 32,6 % du PIB en Grèce, contre 39,3 % en moyenne dans l'Union européenne.  
La dette continue d'enfler
Les dépenses publiques - qui devraient reculer de 7,6 % cette année -afficheront une légère progression l'an prochain (+ 1,5 %) en raison de la hausse du service de la dette (15,8 milliards d'euros après 13,2 cette année). La dette va en effet continuer à gonfler en 2011 pour atteindre 330 milliards d'euros, contre 313 milliards cette année. Les dépenses d'armement continueront, elles, à baisser : - 1,4 milliard d'euros après - 1,1 milliard en 2010. Les sacrifices attendus de la population restent importants et les fonctionnaires n'échapperont pas à une nouvelle réduction de leurs salaires. Le taux de chômage en Grèce continuera à augmenter fortement en 2011 pour atteindre 14,5 %, puis 15 % en 2012, avant de commencer à décroître en 2013.

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