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Παρασκευή, 29 Οκτωβρίου 2010

Grèce : le spectre d'une restructuration ressurgit

Alors que se tient jeudi et vendredi, un sommet européen à Bruxelles, la Grèce a révisé son déficit public de 13,6% à 15% du PIB.

Ce n'est pas un hasard si le ministre grec des Finances, Georges Papanconstantinou, a attendu la veille du sommet européen pour annoncer une mauvaise nouvelle : la révision du déficit public de 13,6 % à 15 % du PIB. Les chiffres officiels d'Eurostat seront publiés à la mi-novembre. Et les Grecs en débattent depuis plusieurs jours dans la presse. Mais le gouvernement semble ainsi vouloir prendre part au débat sur la révision des traités soutenue par la France et l'Allemagne, sans se soucier pour l'instant de l'impact sur les marchés financiers, persuadés que la Grèce devra «restructurer» sa dette, c'est-à-dire négocier un report de remboursement.
«Les Européens doivent prendre en compte l'exemple grec et prévoir la faillite de l'un des membres», explique l'analyste politique Giorgos Kirtsos, éditeur du quotidien City Press. «Il est impossible de rembourser les 110 milliards d'euros prêtés par le FMI et l'UE en trois ans seulement : on va devoir restructurer notre dette de manière ordonnée. Pour nous, cela signifie plus de temps et un meilleur taux pour rembourser», ajoute-t-il.
Non prévue par les traités aujourd'hui, une restructuration permettrait à la Grèce, qui a accumulé 300 milliards d'euros de dettes, de se déclarer en faillite sans pour autant semer la pagaille sur les marchés, en remboursant ses créanciers, à une date ultérieure, et à un prix négocié. «La Grèce pourrait ainsi alléger le plan de rigueur imposé par le FMI et l'UE et contenir les contestations sociales», affirme Giorgos Kirtsos. L'hypothèse de la restructuration avait été évoquée en décembre 2009 lorsque la crise grecque a éclaté. À l'époque, l'Union européenne ne disposait pas de plan de sauvetage et nombre d'experts affirment que si cela avait été le cas, des milliards d'euros auraient été économisés et les Hellènes auraient évité les affres d'une telle rigueur.

Élections municipales 

Dans une semaine, les Grecs seront appelés aux urnes dans le cadre des élections municipales. Le premier ministre, Georges Papandréou, a pris part à la campagne en la transformant en plébiscite, pour ou contre la sortie du pays de la crise ; cela passant, bien entendu, par la rigueur. Dans son discours lors d'un débat télévisé, il n'a d'ailleurs pas exclu la tenue d'élections législatives anticipées en cas d'échec du Parti socialiste aux municipales. Mais l'éventualité d'une nouvelle instabilité politique dans le pays a de nouveau fait trembler les marchés. L'annonce du nouveau chiffre de déficit a fait bondir les taux grecs à dix ans de 9,7 % à 10,2 % en vingt-quatre heures. Face à ces incertitudes, l'hypothèse d'une restructuration est de facto relancée.

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