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Τρίτη, 12 Οκτωβρίου 2010

Rééchelonner la dette grecque divise ses bailleurs de fonds

Le FMI se dit prêt à retarder les remboursements de la Grèce. Des débats « théoriques » ont déjà commencé avec le Fonds et l'UE, a déclaré, hier, le ministre grec des Finances.

Il aura suffi que le sujet soit simplement évoqué pour que la polémique internationale autour de la dette grecque reprenne de plus belle. S'exprimant ce week-end au cours des réunions internationales de Washington, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a indiqué que ce dernier est prêt à donner davantage de temps à Athènes pour restituer l'argent qui lui a été prêté. A deux conditions : que les pays européens le décident ; que la situation le justifie, en clair que l'économie grecque flanche davantage que prévu.
Ces propos, quoique empreints d'une grande prudence, ont aussitôt déclenché une réponse nette du côté de Berlin. « Nous sommes opposés à l'extension de la période de remboursement », déclare aux « Echos » un porte-parole du ministère allemand des Finances. « Cette discussion n'a pas lieu d'être aujourd'hui car la réalisation du plan d'assainissement des finances grecques est en bonne voie », ajoute-t-il. Un argument également évoqué par Amadeu Altafaj Tardio, porte-parole d'Olli Rehn, commissaire européen chargé des Affaires économiques et monétaires. « C'est la deuxième fois en quelques mois que cette problématique est soulevée », rappelle-t-il. « Rien ne nous permet d'écarter à ce stade que la Grèce revienne se financer sur les marchés avant l'arrivée à échéance du plan de soutien de trois ans élaboré par l'Union européenne et le FMI, développe Amadeu Altafaj Tardio. La réduction des "spreads" entre les titres grecs et allemands va dans le bon sens. » Conclusion : « C'est trop tôt pour avoir une discussion sur un hypothétique rééchelonnement de la dette. Aucun plan de cette nature n'est d'actualité. »

Effets néfastes

Pourtant, aux dires de George Papaconstantinou, le ministre grec des Finances, le débat à déjà commencé avec le FMI et l'Union. «  La discussion est en cours, aucune décision n'est prise », a-t-il déclaré hier à la chaîne de télévision locale Skai TV.
L'éventualité de rallonger les maturités de la dette grecque anime depuis un certain temps les débats auprès des investisseurs. Aussi, le risque que le remède de cheval appliqué par le gouvernement Papandréou ait des effets plus néfastes que prévu sur l'économie du pays est bien réel. Hier, les statisticiens athéniens ont fait part d'une nouvelle chute de 2,1 % en août de la production industrielle. Elle avait plongé de 8,6 % un mois plus tôt. Sur les neuf premiers mois de l'année, le déficit budgétaire de l'Etat central (incluant les coûts croissants relatifs au service de la dette) a baissé moins qu'espéré (- 28 % en rythme annuel). L'IKA, la principale structure de protection sociale du pays, doit emprunter, d'ici à fin 2010-début 2011, plus de 1 milliard d'euros supplémentaire pour financer les retraites et autres subsides.

Année « cruciale »

Quant à Eurostat, l'agence de statistique de l'Union, elle a annoncé la semaine passée qu'elle allait vraisemblablement réviser aussi bien les chiffres du déficit que de la dette grecque. Selon la presse locale, les révisions devraient couvrir la période 2006-2009 et se solder par le relèvement de l'estimation de la dette publique sur PIB en 2009 de 115,4 % aujourd'hui à 127 %. « Cela implique, dans les années à venir, qu'elle atteindra au pire environ 167 % et non 150 % retenus dans le cadre du plan de sauvetage de l'Union et du FMI », relève Jacques Cailloux, chef économiste Europe chez RBS. Autant dire que la Grèce est loin d'entrevoir la fin de ses souffrances.
Georges Papandréou a reconnu la semaine dernière que « l'alarme n'a pas encore été retirée ». La deuxième mi-temps de la partie se jouera en 2011, la nouvelle année de récession qui s'annonce. Elle sera « cruciale », a-t-il conclu. Le plan international de sauvetage escompte une baisse de 2,2 % du PIB grec en 2011 et une année étale en 2012.

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