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Τετάρτη, 21 Ιουλίου 2010

En Grèce, les extrémistes se radicalisent

Après l'assassinat d'un journaliste, lundi à Athènes, les autorités s'inquiètent de la montée du terrorisme.

Lundi matin à l'aube, des inconnus sonnent au domicile du journaliste grec Socratis Giolas. Ils lui font croire qu'on lui vole sa voiture pour l'attirer à l'extérieur de chez lui. Une fois sorti, les deux inconnus le criblent de 17 balles. Très vite, l'enquête balistique révèle que les armes qui ont servi au meurtre sont identiques à celles utilisées par la Secte des révolutionnaires, un groupuscule terroriste apparu après les émeutes de 2008.

L'assassinat de Socratis Giolas est leur quatrième attentat ; le dernier a visé et tué, dans le centre d'Athènes, un policier de la brigade antiterroriste. Dans une lettre de menace publiée en février 2009, le groupuscule prévenait qu'il comptait tuer tous les journalistes et les policiers, sans pour autant se revendiquer d'une idéologie précise.

Cet attentat intervient deux semaines après que le ministre de la Protection civile ait reçu un colis piégé dans son bureau et un mois après qu'une bombe artisanale ait explosé, faisant des dégâts matériels dans la capitale. Une série d'attentats qui pose la question de la persistance en Grèce de mouvements extrémistes ou terroristes plus ou moins liés à l'extrême gauche.

Pour bien comprendre, Christos Kirtsos, éditeur du quotidien grec Citypress, remonte au retour de la démocratie en 1974 qui a «légitimé une hégémonie intellectuelle de la gauche». «Les premiers mouvements terroristes s'en prenaient donc à ceux qui avaient été liés à la dictature nationaliste des colonels. Or, le plus célèbre de ces mouvements terroristes, le 17 Novembre, a perduré en Grèce jusqu'en 2003, assassinant 23 personnes, et ce vingt-sept années durant», précise-t-il.

Secte des révolutionnaires

Une longévité criminelle qui ne s'explique que par la bienveillance d'une partie importante de la population et l'aide logistique apportée par certains milieux d'extrême gauche. Depuis les émeutes de 2008, provoquées par la mort d'un jeune adolescent de 15 ans, tué par un policier, il y a une résurgence «notable de la violence politique conduite par des jeunes dont la filiation politique est clairement liée à cette tradition contestatrice de gauche», souligne Christos Kirtsos.

Pour preuve, depuis la fin des émeutes de 2008, des dizaines de mouvements terroristes ont fleuri, commettant la plupart du temps des attentats à la bombe artisanale, sans morts ni blessés. Un seul s'est radicalisé au point de tuer : la Secte des révolutionnaires. Leur idéologie est certes moins marquée que celle de leurs prédécesseurs mais leur violence n'est pas moindre. La haine du système, incarnée par les journalistes et les policiers, semble être leur seul credo. Quand on pose la question de cette extrême violence au criminologue et historien Vassilis Karydis, il répond que contrairement aux autres pays d'Europe en crise, «il y a en Grèce, tout à la fois, un désespoir social, une crise politique, une crise des institutions». «Aucun parti de gouvernement n'incarne un avenir ou une possibilité de changement réel. En plus, les syndicats, les associations, tous les corps intermédiaires - qui ailleurs tempèrent les crises sociales - sont défaillants ou inexistants en Grèce», estime-t-il.

La police elle-même semble déboussolée par le mode opératoire de cette nouvelle vague terroriste, moins structurée que ce à quoi ils étaient habitués. La crise économique actuelle en Grèce n'aide pas, bien au contraire.

En plus, ajoute l'éditorialiste Thanos Sotiris, «le népotisme et la corruption n'ont pas disparu avec la mise sous tutelle économique du pays». Pour celui-ci, tous les ingrédients sont réunis pour que la Grèce connaisse dans les mois et années à venir une recrudescence de ce terrorisme «à la grecque».

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