ποιος ακούει ότι η μια μόνη καμπάνα δεν ακούει παρά έναν ήχο

Τρίτη 16 Μαρτίου 2010

L’Allemagne et la zone euro tergiversent au sujet du plan d’aide à la Grèce

Wolfgang Schäuble n'a pas voulu trancher à la place d'Angela Merkel. Le ministre des finances allemand a refusé, lundi 15 mars à Bruxelles, d'entériner les modalités du plan de soutien financier à la Grèce préparé par les ministres des finances de la zone euro.
Les grandes lignes du dispositif sont pourtant "clarifiées", à en croire Jean-Claude Juncker, qui présidait les travaux : en cas de nécessité, les pays de la zone euro s'orientent vers l'attribution de prêts bilatéraux, coordonnée par la Commission européenne. Comme plusieurs points "techniques" sont encore en suspens, M. Schäuble a demandé de laisser les chefs d'Etat et de gouvernement se saisir du sujet lors d'un prochain sommet. La question grecque sera abordée "si nécessaire" lors du conseil européen des 25 et 26mars, a fait savoir son président, Herman Van Rompuy, mardi matin.

Si rien n'est encore acquis, les préparatifs ont progressé. "Les options ont été clarifiées. Si cela s'avérait nécessaire, l'accord est prêt dans la zone euro pour que, de façon coordonnée et sous la houlette de la Commission, une aide bilatérale soit accordée", a même assuré M.Juncker. Sans grande surprise, la zone euro a écarté l'idée de créer une facilité financée par des emprunts communautaires garantis par les Etats membres. "Trop compliqué", de l'avis général.

Plusieurs questions restent à trancher avant de voler, si besoin, au secours de la Grèce. M. Schäuble a expliqué à ses homologues que toute intervention risquait de déclencher des plaintes auprès du tribunal constitutionnel allemand en raison de la clause de "non-renflouement" d'un Etat en difficulté figurant dans les traités européens. MmeMerkel avait déjà soulevé cette réserve le 11février, lorsque chefs d'Etat et de gouvernement s'étaient engagés à stabiliser la zone euro.

DISCIPLINE BUDGÉTAIRE

Le nombre des pays participant à une éventuelle action et la contribution financière de chacun ne sont pas fixés : au total, le plan devrait se situer entre 20 et 25 milliards d'euros, selon des estimations officieuses. Le taux d'intérêt consenti aux Grecs fait de surcroît débat. Le ministre des finances grec, Georges Papaconstantinou, a répété qu'il ne souhaitait plus refinancer la dette colossale de son pays aux tarifs pratiqués à ce stade par les marchés – plus de 6%.

Mais plusieurs pays, dont l'Allemagne, exigent que les taux accordés à la Grèce soient élevés, afin d'encourager son retour sur les marchés financiers après une éventuelle aide. La durée des prêts consentis à Athènes – entre trois et cinqans – est par ailleurs à l'étude, tout comme le protocole d'activation du dispositif. Pour M.Schäuble, l'Allemagne ne pourra agir qu'en cas de défaut de la Grèce. D'autres, comme la France, considèrent au contraire que les efforts exigés d'Athènes risquent d'aggraver la récession dans le pays. Et qu'une aide sera nécessaire pour l'aider à passer le cap.

Sans attendre un compromis, la bataille fait rage au sein de la zone euro sur les leçons à tirer de la crise grecque. L'Allemagne entend muscler la discipline budgétaire. Si elle n'a pas été discutée lundi soir, la création d'un Fonds monétaire européen, inspiré du FMI, permettrait la mise en place "de règles plus contraignantes", répète M. Schäuble. Ce dernier suggère de sanctionner les Etats qui ne tiendraient pas leurs engagements en suspendant leurs droits de vote, voire en les excluant de l'union monétaire.

La France veut au contraire aller au-delà des seules contraintes budgétaires. Devant ses collègues, ChristineLagarde a défendu le point de vue exprimé le matin même dans le Financial Times: d'après la ministre française, le modèle de croissance allemand est trop tourné vers les exportations et la baisse des coûts salariaux, par souci de compétitivité.

Plusieurs ministres des finances et le commissaire aux affaires économiques, Olli Rehn, ont abondé en ce sens. "Une action est nécessaire dans tous les Etats membres", ont affirmé les seize pays de la zone euro dans des conclusions sur les déséquilibres macroéconomiques. Même les Etats les plus compétitifs, disposant d'excédents courants, doivent, selon eux, "renforcer leur demande interne".

Cependant, d'après les ministres des finances, le besoin de réformes est naturellement "plus pressant" dans les pays les moins compétitifs. Comme la Grèce.
Philippe Ricard

Δεν υπάρχουν σχόλια:

Δημοσίευση σχολίου