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Τετάρτη 17 Μαρτίου 2010

La Grèce n'exclut pas un recours au FMI

Le premier ministre grec, Georges Papandréou, n'a pas exclu, mercredi soir 17 mars à Bruxelles, d'avoir recours au Fonds monétaire international (FMI) pour trouver une aide financière, si un soutien européen s'avérait insuffisant.

"Si nous nous rendons compte que nous allons devoir emprunter à des taux d'intérêt extrêmement élevés" sur les marchés financiers pour refinancer la dette grecque, "toutes les options sont là, rien n'est exclu", a-t-il déclaré à la presse lors d'une conférence de presse aux côtés du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Toutefois, a-t-il ajouté, "nous préférerions une solution européenne".
Cette mise en garde, déjà formulée le 3 mars lors de l'annonce du plan d'austérité, intervient alors que l'Allemagne continue à être très réticente à payer pour la Grèce, qu'elle renvoie à ses propres responsabilités pour réduire son déficit. Et ce malgré un accord trouvé lundi soir à Bruxelles par les ministres des finances de la zone euro sur les grandes lignes d'un mécanisme d'aide à la Grèce, au cas où il s'avèrerait nécessaire. La chancelière Angela Merkel a estimé mercredi que faire un geste envers Athènes maintenant n'était "pas la bonne réponse" mais qu'il fallait "attaquer le problème à la racine".

M. Papandréou a prévenu qu'il devait s'assurer que son pays ne verse pas des taux d'intérêt trop chers pour emprunter sur les marchés et financer ses déficits. "Nous prenons des décisions par rapport à la viabilité de l'économie grecque" et "nous devons nous assurer que nous servons les intérêts de la population grecque". Or, à l'heure actuelle, la Grèce emprunte "à des taux d'intérêt déraisonnablement élevés, ce qui pose un problème économique mais aussi éthique", a fait valoir M. Papandréou. Les gains budgétaires réalisés sur le gel des salaires décidé risquent de ne servir qu'à financer les taux d'intérêt plus élevés exigés des marchés, a-t-il argumenté.

A ce stade toutefois, le chef du gouvernement grec a répété que son pays n'avait "pas demandé d'assistance financière" de ses partenaires.
Il a affirmé que la Grèce était "en avance sur son programme" d'économies budgétaires visant à réduire cette année le déficit public national de 4 points de pourcentage, par rapport à celui de l'an dernier, qui avait atteint 12,7 % du PIB.

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