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Σάββατο 20 Μαρτίου 2010

Barroso et le dilemme grec : "ça ne peut plus durer !"

Le président de la Commission européenne appelle les Etats de l'UE à s'accorder rapidement sur un plan d'aide, alors que s'approche la date de l'échéance de la dette grecque, et que le pays pourrait se retrouver en défaut de paiement.
Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE devraient discuter de la situation grecque lors du Conseil européen des 25 et 26 mars. La Grèce a indiqué qu'elle ne pourrait parvenir aux réductions de ses déficits auxquelles elle s'est engagé si le taux auquel elle emprunte reste aussi élevé qu'actuellement et laisse entendre qu'elle pourrait devoir faire appel à l'aide du Fonds monétaire international. Alors que l'unanimité peine à se faire sur un plan d'aide, notamment du fait des réticences de l'Allemagne, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a appelé vendredi les Etats membres de l'Union européenne à faire en sorte qu'un dispositif d'aide comprenant des prêts soit rapidement mis au point.
Le président de l'exécutif européen a estimé que les 16 pays qui partagent l'euro devaient être prêts à octroyer des prêts à la Grèce sur une base bilatérale et de manière coordonnée. Il s'agit d'aider la Grèce à réduire son déficit budgétaire de quatre points de pourcentage et à réduire sa dette, qui approche 120% de son produit intérieur brut. Le président Barroso semble ainsi vouloir secouer les membres de l'Union européenne et les faire passer à l'action. Il veut surtout obtenir le soutien de l'Allemagne à un plan de sauvetage. La situation ne peut "plus durer", il faut agir rapidement, estime-t-il. "La Commission européenne est prête à faire une proposition concernant un dispositif d'assistance coordonnée à la Grèce", a-t-il dit. "Un tel dispositif sera constitué par un système de prêts bilatéraux coordonnés et sera compatible avec la clause de non renflouement (...). J'exhorte tous les Etats membres à se mettre d'accord aussi vite que possible sur ce dispositif".

23 - 7 = 16

José Manuel Barroso n'a pas dit de combien la Grèce aurait besoin. De sources diplomatiques, on cite le chiffre de 22 milliards d'euros. Mais dans un entretien au Frankfurter Allgemeine Zeitung, le responsable de l'agence grecque de gestion de la dette a revu ce chiffre à la baisse. Selon lui, 23 milliards d'euros de dette grecque sont dus entre le 19 avril et le 23 mai, mais le gouvernement a un solde financier net positif de quelque sept milliards d'euros : "Aussi, nous n'avons pas à lever 23 milliards d'euros d'ici la fin mai, mais seulement 16 milliards d'euros".

Athènes n'a pas demandé d'aide pour l'instant et espère ne pas en avoir besoin. Quant au président de la Commission européenne, il n'a pas voulu dire s'il pensait que le Fonds monétaire international contribuerait au mécanisme qu'il propose. Selon des diplomates, la Commission ne n'exclut pas. De source gouvernementale française, on indique que la France travaille "en priorité" sur une solution européenne pour aider la Grèce et l'on juge "prématuré" de parler d'une intervention du FMI sous forme de prêts. Certains pays estiment qu'appeler le FMI à la rescousse serait un signe de faiblesse dommageable pour la crédibilité de la zone euro.

Un porte-parole du gouvernement allemand n'a pourtant pas exclu vendredi l'intervention du FMI pour aider la Grèce, alors qu'une telle possibilité avait jusqu'à présent été écartée par la zone euro qui disait vouloir régler le problème grec sans assistance autre que technique de l'institution de Washington. Cette déclaration a toutefois été tempérée ensuite par un porte-parole du ministère des Finances allemand, qui a dit que l'Allemagne restait réservée sur cette possibilité.

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