s les mesures nécessaires pour réduire ses déficits.Dans une brève déclaration à l'issue d'un entretien avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée, il s'est toutefois abstenu de la moindre allusion à une aide éventuelle de l'Union européenne à son pays, qui fait l'objet d'intenses spéculations.
Il a seulement indiqué avoir discuté d'un large éventail de questions avec le président français, notamment les problèmes économiques de la Grèce qui se débat avec des déficits élevés, ce qui l'oblige à emprunter à des taux élevés sur les marchés.
"Nous sommes absolument décidés à ce qu'il soit mis en oeuvre dans tous ses détails", a dit George Papandréou à propos du programme d'austérité soumis récemment par la Grèce à l'UE.
"Nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires pour que l'objectif de baisse de quatre points de pourcentage de notre déficit 2010, pour le ramener à 8,7% de notre PIB, soit atteint", a-t-il ajouté alors que les syndicats grecs avaient appelé mercredi à une grève de protestation contre les mesures annoncées.
Les modalités d'une aide éventuelle à Athènes devraient être évoquées lors d'un Conseil européen informel jeudi à Bruxelles.
TÉLÉCONFÉRENCE DES MINISTRES DES FINANCES
Son ordre du jour, qui devait à l'origine être dominé par des discussions sur la stratégie économique à long terme de l'UE, a été bousculé par les tensions apparues sur les marchés financiers où, après la Grèce, la spéculation a pris pour cible le Portugal et l'Espagne, les deux autres pays de la zone euro aux déficits les plus élevés.
Une source haut placée au sein de la coalition gouvernementale allemande a indiqué à Reuters que les gouvernements européens s'étaient entendus sur le principe d'un soutien à la Grèce et étudiaient plusieurs options, dont celle d'une aide bilatérale.
La ministre grecque de l'Economie, Louka Katseli, a déclaré pour sa part à Reuters Télévision que son pays, qui doit emprunter 53 milliards d'euros cette année sur les marchés pour refinancer sa dette, n'attendait aucune aide supplémentaire de l'UE.
"Il n'est pas question d'un accord. Nous avons une collaboration en cours avec l'UE (...) sur l'application de notre programme de stabilité et de croissance que nous avons remis et qui a été approuvé", a-t-elle dit.
Le sujet devait être évoqué mercredi après-midi lors d'une téléconférence des ministres des Finances de la zone euro organisée à l'initiative du président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker, ont rapporté des responsables de plusieurs pays.
Le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet et le nouveau commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn doivent également y participer.
George Papandréou rencontrait mercredi après-midi son homologue français François Fillon avant de rejoindre Bruxelles pour des entretiens avec le Président du gouvernement espagnol José Luis Zapatero et d'autres dirigeants socialistes.
Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse
SARKOZY RECOIT N'IMPORTE QUI À L'ELYSÉE !!



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