es chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE. Il n'y aura pas d'aide financière.«Main dans la main», la France et l'Allemagne apportent leur aide à la Grèce qui traverse une grave crise budgétaire, a déclaré jeudi le président français Nicolas Sarkozy. Il s'exprimait en clôture du sommet européen réuni à Bruxelles sur la question de la dette grecque.
«Nous avons affirmé notre soutien à la Grèce, à la crédibilité que nous accordions aux engagements du gouvernement grec». Ce dernier a promis de «faire davantage» pour parvenir à une réduction de quatre points de son déficit d'ici la fin de l'année, a souligné M. Sarkozy au cours d'une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel.
Ce soutien, qui ne comporte officiellement aucun volet financier, a été exprimé «en parfait accord avec la Commission et avec la Banque centrale européenne», a-t-il affirmé. L'engagement pris par la Grèce de réduire fortement son déficit dès 2010 sera surveillé chaque mois par l'Union européenne, a indiqué le président français.
De son côté, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a exclu l'hypothèse d'une faillite de la Grèce, qui «ne doit pas être envisagée» aujourd'hui. Les Etats membres se sont mis d'accord sur les instruments à utiliser pour aider financièrement la Grèce en cas de besoin, a ajouté M. Juncker. Et ce, même s'ils doivent encore «affiner» les détails, a-t-il précisé.
«Accord conclu»
Le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy avait annoncé jeudi avant a réunion des chefs d'Etat, qu'un «accord» avait été «conclu» pour aider la Grèce face à sa crise budgétaire, à l'issue d'une réunion avec plusieurs dirigeants européens.
«Nous allons maintenant à Solvay (le lieu où se tient le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE) pour annoncer l'accord qui a été conclu, nous ferons des déclarations plus tard», a-t-il déclaré à la presse.
Il s'exprimait après une réunion sur l'aide à la Grèce avec le premier ministre grec Georges Papandréou, le président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel, le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet, et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
«Des règles communes»
La chancelière Angela Merkel a de son côté assuré que l'Union européenne ne «laisserait pas tomber la Grèce» face à ses graves difficultés budgétaires, tout en indiquant qu'Athènes devrait respecter les règles communes sur les déficits. «Il y a des règles et ces règles vont devoir aussi être respectées. C'est sur cette base que nous allons adopter une déclaration», a-t-elle précisé.
Les spéculations demeurent cependant quant aux modalités d'aide à la Grèce, même si Herman Van Rompuy a d'ores et déjà déclaré que la Grèce n'avait pas demandé jeudi d'aides financières particulières à ses partenaires européens.
Cette nouvelle n'a pas suffi à rassurer les marchés. L'euro restait nerveux jeudi en début d'après-midi, repartant en hausse puis en baisse après ces annonces.



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