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Τετάρτη 10 Φεβρουαρίου 2010

Les 27 préparent un plan d'aide à la Grèce

Un consensus semble émerger au sein des pays membres de l'Union Européenne pour venir en aide à la Grèce, confrontée à une crise budgétaire sans précédent.
La téléconférence, avant le sommet à Bruxelles. Les ministres des Finances de la zone euro doivent se réunir ce mercredi pour évoquer un plan d'aide financière à la Grèce. Ils seront en communication avec le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, selon une source diplomatique européenne, qui a confirmé des informations du quotidien Le Monde.

Les dirigeants européens seront de nouveau réunis jeudi lors d'un sommet à Bruxelles pour exprimer leur solidarité avec la Grèce, et préciser les modalités du plan d'aide à un pays confronté à une crise budgétaire sans précédent.

Les chefs d'Etats et de gouvernements des 27 pays de l'UE se retrouveront à partir de 10h15 à l'initiative du premier président permanent de l'UE Herman Van Rompuy. La réunion devrait durer jusque vers 16h30, en présence du président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet.
Mettre un terme aux spéculations

La réponse européenne à la situation en Grèce s'est imposée comme le sujet dominant de la rencontre, initialement consacrée aux moyens de mieux coordonner les politiques économiques des pays de l'UE et de relancer la croissance.

Les préparatifs en vue d'un plan d'aide de l'UE s'accélèrent car du point de vue européen il faut mettre un terme aux spéculations sur les marchés financiers contre la Grèce et l'euro, en envoyant un message rassurant.

Même l'Allemagne, qui jusqu'ici paraissait la plus réticente à aider la Grèce pour ne pas créer un précédent et donner l'impression d'une «prime» aux mauvais élèves de la zone euro, a commencé à changer son fusil d'épaule.
Cercle vicieux

Un responsable parlementaire du parti conservateur de la chancelière allemande Angela Merkel, Michael Meister, a indiqué que des préparatifs étaient en cours au sein du gouvernement allemand pour un plan d'aide. L'Europe veut aussi éviter qu'une intervention du Fonds monétaire international devienne nécessaire, ce qui serait politiquement humiliant pour elle.

Un diplomate européen a confirmé à l'AFP qu'il «faut trouver un moyen de mettre fin» au «cercle vicieux» de la spéculation autour de la Grèce. Il a indiqué que les Européens réfléchiraient notamment à mettre sur pied un mécanisme de «ligne de crédit disponible qui pourrait être utilisée en cas de besoin» par les pays en difficulté. Cela reviendrait à créer une sorte d'enveloppe de prêts d'urgence accessibles pour ces pays.
Différents dispositifs possibles

Pour l'économiste Jacques Cailloux, de Royal Bank of Scotland, «avec par exemple entre 50 et 100 milliards d'euros disponibles, ce serait déjà un bon pare-choc». D'autres formes d'aide seraient également envisagées. Les États de la zone euro, ou au moins des plus importants - France et Allemagne - pourraient décider d'accorder des prêts bilatéraux à la Grèce.

Il pourrait encore s'agir d'autres mécanismes d'aide commune, qui pourraient impliquer la Banque européenne d'investissement (BEI) ou comporter le versement anticipé de subventions européennes, dont la Grèce est un gros bénéficiaire. Le traité européen interdit à la BCE d'accorder des crédits aux États. Mais il prévoit que les pays peuvent «accorder, sous certaines conditions, une assistance financière de l'Union» à un État en «difficultés».

Le commissaire européen sortant aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, a appelé mardi les dirigeants de l'UE à apporter un «soutien clair» à la Grèce, en échange d'efforts sérieux d'Athènes pour résoudre sa crise budgétaire.

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