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Δευτέρα 22 Φεβρουαρίου 2010

L'ALLEMAGNE NIE TOUTE AIDE FINANCIÈRE À LA GRÈCE.

Si, selon l'hebdomadaire Der Spiegel, l'Allemagne serait prête à aide financier la Grèce - les pays de la zone euro devant même fournir une aide de 20 à 25 milliards d'euros à Athènes - le ministère allemand des Finances a démenti dimanche envisager toute mesure de la sorte.

Pourtant, selon le Bafin, l'autorité de tutelle du secteur financier allemand , la crise financière grecque pourrait mettre en difficulté le secteur bancaire outre-Rhin. Une situation qui pourrait fortement inciter l'Allemagne à soutenir la Grèce .

"Il s'agit de pures spéculations", a tenu à préciser dimanche Martin Kreienbaum, porte-parole du ministère. Ajoutant qu'il n'y avait pas de "considérations concrètes au ministère des Finances concernant une aide de plusieurs milliards des pays de la zone euro à la Grèce". Rien de concret, mais des discussions tout de même ? Qui sait, il n'y a pas de fumée sans feu ...

Dans son édition à paraître lundi, le journal allemand Der Spiegel, citant "des premières réflexions du ministère allemand des Finances", avait affirmé que chaque pays de le zone euro contribuerait au fonds de sauvetage à hauteur de sa part dans le capital de la banque centrale européenne.

Selon l'hebdomadaire, la contribution allemande avoisinerait les 20%, soit l'équivalent "de quatre à cinq milliards d'euros". Elle serait gérée par la banque publique KfW.

Interrogé par le magazine, le Premier ministre grec, George Papandréou, a rappelé quant à lui qu'il ne demandait aucune aide à l'Allemagne.

Certes, jusqu'ici, la chancelière Angela Merkel a décliné tous les appels à un engagement financier en faveur de la Grèce. Officiellement, que toute "indulgence" envers la Grèce pourrait inciter d'autres pays fortement endettés de la zone euro à laisser "s'éparpiller" leurs budgets.

Selon le Guardian du 12 février, la chancelière s'est même opposée à un sauvetage rapide de la Grèce lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, tenu la veille. Bien que la France et l'Allemagne aient montré leur unité sur la crise grecque et malgré la déclaration de solidarité adressée à Athènes par l'Union européenne, un programme précis de sauvetage aurait été freiné net par Angela Merkel. Cette dernière ayant argué qu'Athènes devait régler ses problèmes. Sous-entendu : sans l'aide financière des autres pays membres.

"L'Allemagne appuie complètement sur la pédale de frein en ce qui concerne l'aide financière", avait ainsi déclaré un haut responsable européen au quotidien britannique. "Pour des raisons juridiques et par principe."

Mais en voix off, des parlementaires reconnaissent que l'Allemagne a préparé des mesures au cas où un sauvetage deviendrait inévitable.

Sources : AFP, Reuters, Le Monde

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