s journaux. "C'est une question à laquelle on doit avoir la réponse. Il faut savoir, un, si ça a été du maquillage de comptes et si ça a été légal ou pas à l'époque où ça a été fait", a expliqué la ministre sur France Inter. "Et si ça a été légal, il faut s'interroger pour savoir si c'était propice pour la stabilité. Probablement non et, dans ce cas-là, comment on peut éviter (...) que ça se reproduise", a ajouté la ministre."Eurostat, qui est un organisme de contrôle européen des chiffres qui sont fournis par les États membres, va examiner cette question pour déterminer comment une banque d'affaires, en l'occurrence Goldman Sachs, a aidé la Grèce à structurer, à différer un certain nombre d'obligations de remboursement", a-t-elle encore précisé. "Eurostat fait une enquête sur le terrain en Grèce auprès du Trésor grec pour vérifier exactement ce qui a été pratiqué", a-t-elle insisté.
D'après les journaux américains New York Times et Risk Magazine , et le quotidien allemand Der Spiegel , Goldman Sachs, conseil d'Athènes, a permis à l'État grec, qui traverse une grave crise, de maquiller la réalité de sa dette. En 2002, sur les conseils de la banque, Athènes a emprunté un milliard d'euros en usant d'un produit financier complexe qui lui a permis de ne pas inscrire cette opération dans ses comptes, selon la presse. Cet artifice a permis non seulement à Athènes de répondre aux exigences du pacte de stabilité de la zone euro, mais aussi de repousser les échéances de remboursement de ses créances.



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