Après une plainte de la part des habitantsde l'île de Lesbos en Grèce concernant l'utilisation du mot « lesbienne », la justice grecque a entendu l'appel. Elle a commencé à examiner la demande sur la qualification du mot « lesbienne ». Cette demande peut avoir une incidence sur la vie de la communauté lesbienne, car ce mot ne pourrait plus être utilisé. Cette demande dénoncée par les habitants de l'île fera preuve du terme comme « confiscation offensante ».
Une plaignante originaire de l'île, mais vivante maintenant à Montréal, est venue au Tribunal d'Athènes en livrant un témoignage. « Ma mère, ma fille, ma soeur ont honte de dire qu'elles sont lesbiennes, c'est-à-dire originaires de Lesbos. À l'étranger, nos femmes se cachent » . Elle ajoute aussi que « partout, sur internet, dans les journaux, la confusion est entretenue, cela est offensant pour notre terre d'origine ».
Dimitris Lambrou, présent au Tribunal, a ouvertement demandé à ce que le mot lesbien ne désigne plus une femme d'orientation homosexuelle.
Dans la salle de l'audience, on comptait environ une vingtaine de militants des droits des homosexuels. La porte-parole de Olke (Union grecque des homosexuels et lesbiennes), Evangélia Vlami, affirme que cette situation est une attaque « raciste ».
La décision sera rendue d'ici le mois prochain au Tribunal d'Athènes.
Πέμπτη 12 Ιουνίου 2008
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