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Κυριακή, 7 Νοεμβρίου 2010

Grèce - Elections locales en forme de référendum sur l'austérité

* L'austérité thème central des élections locales
* Papandréou menace de dissoudre le Parlement en cas d'échec
* Pour les observateurs, Papandréou fait un pari risqué


 Quelque 10 millions de Grecs sont appelés aux urnes dimanche à l'occasion d'élections municipales et régionales aux allures d'un référendum sur la politique d'austérite du Premier ministre George Papandréou.
Le chef du gouvernement a prévenu qu'il envisage de dissoudre le Parlement s'il ne reçoit pas la confirmation d'un soutien en faveur des réductions budgétaires et des réformes structurelles acceptées en mai en échange d'une aide de 110 milliars d'euros de l'Union européenne et du FMI.
"Je ne suis pas collé à ma fonction. La seule chose qui m'intéresse est de me battre pour mon pays. Il appartient aux citoyens de dire à qui ils font confiance pour gouverner ce pays", affirme Papandréou dans un entretien au journal Ethnos.
"Les citoyens décideront dans l'élection d'aujourd'hui si nous devons continuer à avancer sur le chemin du salut ou si nous devons revenir à la dégradation et la faillite de la Grèce", ajoute-t-il.
Papandréou précisait samedi dans le quotidien Ta Nea que sa décision dépendra en grande partie des résultats de ses candidats lors du premier tour de ces élections dans les 13 régions nouvellement créées.
Il n'a pas fourni de seuil chiffré au soutien populaire qu'il attend, se laissant une marge de manoeuvre pour la convocation d'éventuelles élections parlementaires anticipées.
Arrivé au pouvoir en octobre 2009, le gouvernement socialiste avait envisagé un accroissement des dépenses sociales mais la situation financière catastrophique de la Grèce l'a contraint à changer d'orientaion et à s'engager dans la rigueur: baisse des dépenses, hausse des impôts, gel du montant des retraites.

COUP DE BLUFF ?
A la veille du scrutin, Papandréou a clairement indiqué qu'il avait besoin d'un soutien électoral pour poursuivre sa politique d'austérité bien que les observateurs estiment que sa stratégie pourrait mettre en péril son programme fiscal.
"Je crois que sa stragie est risquée et qu'elle n'est pas nécessaire", juge Andreas Scheuerle, économiste à la DekaBank. "Cela sera formidable si son pari réussit mais dans le cas contraire, il risque d'ouvrir un débat sur la possibilité ou non de poursuivre la politique d'austérité", ajoute-t-il.
Contrairement aux gouvernements d'autres pays très endettés comme l'Irlande ou le Portugal, les socialistes grecs disposent d'une large majortié parlementaire et de récents sondages leur donnent l'avantage sur l'opposition conservatrice du Parti de la nouvelle démocratie.
Les enquêtes d'opinion montrent que le Pasok de Papandréou ne devrait pas connaître un revers électoral face aux conservateurs, mais il pourrait être battu dans plusieurs régions politiques d'importance, dont celle d'Athènes.
La police a renforcé les mesures de sécurité dans le pays redoutant des attaques d'activistes contre des bureaux de vote après la vague d'envoi de colis piégés au début de la semaine.
La presse et les observateurs estiment que Papandréou serait satisfait si le parti socialiste obtenait une avance d'au moins 4% sur l'opposition qui a appelé les électeurs à ne pas se laisser impressionner par les menaces du Premier ministre accusé de "bluffer".
"Les gens doivent savoir que s'ils n'envoient pas un message au gouvernement, ils vont l'inciter à prendre de nouvelles mesures, à plus d'austérité, de chômage et de fermetures d'entreprises", a déclaré Antonis Samaras, chef du parti conservateur.
Le second tour du scrutin est fixé au 14 novembre. (Pierre Sérisier pour le service français)

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